Taman Negara

Encore un réveil au petit matin pour prendre la navette puis le bateau en direction de la forêt du Taman Negara, vieille de plus de 130 millions d’années.taman_mapIl existe plusieurs façons de se rendre au parc national :
1) En train puis en bus : il s’agit de la solution la plus économique, compter RM20 à 30 selon l’endroit où vous séjournez à KL. Il s’agit de l’option la plus économique mais aussi la plus longue (de 7 à 8h de trajet selon les correspondances). Elle permet cependant de découvrir les alentours de la capitale et une immersion totale dans la vie malaise. Rendez-vous à la station de train Titiwangsa, située sur la ligne verte et la ligne jaune, d’où vous rejoindrez la station Perkeliling. Vous pourrez y prendre le bus jusque Jerantut (3h30) dont les horaires suivant et les prix sont à vérifier avant le départ :
S.E. Express (tel: 09 2663919) prix : RM16.80
bus à 9h, 9h30, 10h45, 12h00, 15h30 et 17h30
o Perwira Ekspress (tel: 09 2663919) prix : RM13
bus à 8h30am et 10h30
puis vous changerez pour le bus menant à Kuala Tahan à 5h30, 13h15 et 17h30 (RM6).
2) En bus puis en bateau : même trajet jusque Jerantut, puis taxi jusque Kuala Tembeling (20mins, RM 16). En embarquerez ensuite dans l’une des grandes barques à moteur (RM 25 par trajet/pers.) sur un principe de premier arrivé premier servi : tlj à 9h00, 13h00 et 14h00
3) Nous optons pour la solution de rapidité compte tenu du peu de temps que nous avons pour profiter de notre séjour au Taman Negara. Nous quittons l’hôtel à 8h15 et arrivons rapidement à l’agence Han travel, située à la station Pasar Seni, au RDC de l’hôtel Lavana. Les amateurs de tours organisés trouveront ici de quoi occuper une semaine entière d’activités et de visiteUne solution onéreuse (RM 95/pers. mini bus + bateau jusque Kuala Tahan) mais confortable.
4) L’agence NKS propose un service de minibus reliant KL à Kuala Tahan avec un arrêt à Jerantut pour RM70
Quelque soit votre choix, vous devrez vous acquitter de la taxe de visite (RM1) et payer le permis de photos et vidéos (RM 5 par appareil). Le tout est évidemment très officiel et particulièrement bien organisé. Prenez garde cependant aux heures d’ouverture des bureaux. Le permis peut vous être demandé à tout moment, notamment pour les excursions.map-taman-negara-bigLa balade en bateau est une expérience unique malgré le bruit du moteur et l’odeur de l’essence. La forêt semble vous ouvrir ses bras et nous croisons ses premiers habitants. Le paysage et l’accueil à Kuala Tahan n’est pas à la hauteur du parc qui l’abrite. Les rives semblent avoir souffert d’un développement soudain non maîtrisé. Les trop nombreuses guesthouse jouent la carte de l’économie en proposant le service minimum. Vous trouverez des agences proposant des transferts pour la plupart des destinations touristiques du pays.dscn5074dscn5075 dscn5077 dscn5080 dscn5097 dscn5099 dscn5112 dscn5120Le véritable enchantement commence à l’arrivée au Balai Serama. Un nid douillet perché sur les rives de la rivière avec une vie panoramique sur la forêt. Des chambres spacieuses et aérée, une belle baie vitrée qui laisse entrer la lumière et une salle d’eau digne d’un hôtel de luxe, tout y est. Le chant des oiseaux et des sauterelles, les miaulements des chats, le bruissement des feuilles composent une mélodie ravissante et apaisante. Le couple propriétaire sont d’une gentillesse et d’un professionnalisme remarquable. La disponibilité et le sourire de l’ensemble de l’équipe sont d’autant plus apprécié. Nous ne manquerons pas de citer la demi-pension (petit déjeuner et dîner sous forme de buffet) dont la diversité n’a d’égale que sa qualité. Nous avons adoré tout ce que nous avons gouté, plus particulièrement les brochettes satay et le poisson au poivre noir.
dscn5133 dscn5135Dès notre arrivée, Ijah nous prend en charge en nous expliquant le fonctionnement de la maison, l’heure des repas et les activités possibles. Puisque la pluie ne menace pas de tomber, nous profitons de l’occasion pour faire la marche de nuit (RM25/pers). Le guide « Andi, dis moi oui » comme il aime le chanter, est très attentif et semble particulièrement vouloir pratiquer son français. Une balade d’une heure à la lueur des lampes torches sur un sentier balisé. Nous découvrons essentiellement des insectes  (araignées, scorpions, mille-pattes, phasme, …), un serpent et un loris paresseux qui détient la palme du lémurien le plus mignon de la terre. Notre avis reste partagé quand à la nécessité de faire cette excursion, surtout lorsque l’on découvre qu’il s’agit d’un trajet de 400m. sur une allée en bois regroupant une dizaine de groupe dans la même soirée.dscn5142 dscn5143 dscn5146 dscn5149 dscn5150 dscn5155 rscn5156 rscn5169Réveil dans une légère brume qui flotte sur la rive face à la terrasse où nous prenons le petit-déjeuner. Un kingfisher, installé sur une branche, observe minutieusement la rivière. Pas un seul bruit de civilisation, uniquement la nature et ce qu’elle a de meilleur à offrir.dscn5167 dscn5171 Nous préparons notre sac et partons à la conquête de la « Canopy walkway », considérée comme l’attraction phare par les agences de voyage. Comprenez ici qu’il vous faudra marcher, grimper, suer et vous hydrater avant de jouer l’Indiana Jones du dimanche (RM5). Cependant, impossible de se perdre, tout est fait pour vous faciliter la tâche. Nous poursuivons jusqu’au mirador le plus haut accessible à pied, le Bukit Terisek.dscn5206 dscn5191dscn5186 dscn5182 dscn5189dscn5174dscn5195 dscn5203 dscn5205Terrassés par l’humidité et la chaleur, nous rentrons nous rafraîchir et souffler un peu avant de poursuivre la journée avec la rencontre des Orang Asli, la seule ethnie autorisée à vivre dans la forêt. Nous découvrons que les racines de ce peuple sont assez floues, on parle d’Afrique comme de Papouasie. Impossible de savoir depuis quand ils sont installés puisque la valeur du temps n’existe pas pour eux. Les traditions et la langue se transmet par voix orale uniquement. Les seuls repères qu’ils connaissent sont les occupations et les guerres. Vivant en harmonie totale avec la nature et ne chassant que pour se nourrir, les Orang Asli participe à l’écosystème de la forêt.