Banteay Samre

Banteay Samre est l’un des ensembles de temples les plus complets à Angkor en raison de la restauration via la méthode de l’anastylose. Malheureusement, l’absence d’entretien au cours des 20 dernières années est évidente.
Le nom de Samre se réfère à un groupe ethnique de montagnards, qui habitaient les régions entourant Phnom Kulen et étaient probablement liés aux Khmers. Aucune inscription n’y a été trouvée, mais le style de l’architecture tient de l’art classique de la période médiane semblable à Angkor Wat. Le monument date probablement de la même période, ou, peut-être, un peu plus tard, bien qu’il y ait des additions attribuées au style Bayon.65-plan-banteay-samreSa caractéristique unique est un fossé intérieur avec un pavage de latérite, qui, lorsqu’il est rempli d’eau doit donner une atmosphère éthérée au temple. Tous les bâtiments autour du fossé reposent sur une base surélevée avec des moulures horizontales, décoré de chiffres encadrés par des bourgeons de lotus.banteay-samre-5 banteay-samre-1 banteay-samre-2 banteay-samre-3 banteay-samre-4
Accès:
Une visite à Banteay Samre peut être combinée avec une excursion à Banteay Srei, qu’elle doit précéder si possible. Le voyage entier prend peut-être une demi-journée et est mieux fait le matin.
Depuis le Grand Circuit, une piste souvent sableuse et difficile en bicyclette ou en pousse-pousse mène d’un point situé à 14 kilomètres de Siem Reap, entre Pre Rup et l’est de Mebon, tout droit sur cinq kilomètres jusqu’au sentier donnant accès à la Est du monument. A deux kilomètres de son point de départ, dans le village de Pradak, on passe la route de Banteay Srei à gauche. 1700 mètres plus loin sur un croise un remblai de terre formant la digue orientale de l’ancien baray oriental. Après un autre 500 mètres, la première route à droite mène à l’entrée nord du temple, tandis que la seconde, 300 mètres plus loin à l’indicateur indiquant le croisement des voies, prend un à l’extrême extrémité orientale de la chaussée d’accès. La voiture peut alors attendre devant la porte nord.

Légende urbaine:

Le monument lui-même a sa propre histoire, liée avec un goût particulier par M. Baradat. Il raconte l’accession au trône d’un pauvre paysan d’origine samre nommé Pou, qui se spécialisa dans la culture des concombres doux. Il rendit hommage au roi à sa première récolte, ce dernier les trouva si succulents qu’il obtint rapidement des droits exclusifs, ordonnant à Pou de tuer quiconque, homme ou bête, qui essayant d’entrer dans son champs.

Durant la saison des pluies où les concombres étaient rares, le souverain, impatient de goûter, alla lui-même rendre visite à son jardinier; mais, arrivant après la tombée de la nuit, il fut blessé mortellement par le fermier d’un coup de lance. Le voleur fût enterré tel quel au milieu du champ.

Le roi n’avait pas de descendants directs, et les dignitaires du royaume, incapables de s’entendre sur le choix de son successeur, recoururent à l’intervention divine, demandant à l’éléphant de la victoire de désigner le nouveau roi. S’arrêtant juste devant le fermier, il le salua, abaissa sa trompe entre ses pieds, se mit à genoux et, l’encerclant de sa trompe, le plaça doucement sur son dos.

Devenu roi, le fermier fit exhumé le cadavre de son prédécesseur pour célébrer la cérémonie funéraire au Mebon, suivi des rites de crémation à Pre Rup. Les dignitaires de la cour, humiliés d’être gouvernés par un Samre, ont vite exprimé leur mécontentement en refusant de faire preuve de respect. Le roi, incapable de les discipliner avec bonté ou cruauté, quitta le palais royal et alla vivre à distance de la ville, à Banteay-Samre. Là, il convoqua ses ministres, fidèles aux attributs de la royauté et des ornements du vieux roi plutôt qu’au Maître lui-même, et quand il ne plut plus, résolut de les punir. Son règne se poursuivit dès lors en harmonie avec ses disciples qui, vaincu par sa compassion, lui devint fidèle. banteay-samre4 banteay-samre3 banteay-samre2 banteay_samre1 banteay-samre