Sao Luis

Le 29 Mai, en route pour Sao Luis

8h nous grimpons dans un taxi pour nous rendre à la gare, nous n’avons pas le temps de partager un dernier voyage en transport en commun et les sacs ne sont pas faciles à faire passer par le tourniquet. Nous sommes en avance, nous attendons notre bus de la compagnie Boa Esperanza, la seule proposant des voyages de jour pour 119 Réals en sièges exécutifs. Sao Luis1 Sao Luis3 Sao Luis2 Sao LuisJe n’ai pas l’adresse exacte de notre prochaine pousada mais j’ai assez d’infos pour y parvenir. Douze heures de route durant lesquelles nous croisons de nombreux paysages, quelques villages et un très beau coucher de soleil… 2 3 IMG-20130529-00405 4

Arrivée tardive à Sao Luis, nous prenons un taxi pour 22 Réals et nous dirigeons vers le centre historique. J’ai le nom de deux rues mais notre chauffeur ne les connais pas. Fort heureusement nous avions préparer le plan du quartier où nous devions nous rendre. Nous débarquons à la Casa Franky, un lieu idyllique appartenant à un danois tombé amoureux d’une brésilienne et de son pays. 10Nous sommes accueillis par les clients, un véritable petit paradis extrêmement bien caché. La journée passée dans le bus a été particulièrement éprouvante, nous discutons un peu avec les autres pensionnaires et allons nous coucher.

Le 30 Mai, l’émerveillement

Jamais je n’aurais imaginé une ville si agréable, si chaleureuse, si colorée, si musicale. Sao Luis nous a fait la même impression que la maison la veille, un véritable enchantement.8 6 Aujourd’hui est un jour férié, une fête religieuse, tous se préparent pour les rassemblements familiaux du soir. Nous allons au marché dans l’espoir de trouver de quoi nous préparer quelque chose à la maison. Seule une femme tient une petite échoppe dans le marché, chez Tia Irma. Nous rentrons et discutons avec Franco, l’un des pensionnaires de la maison, italien d’origine. Il nous explique qu’il a lu aussi acheté une maison coloniale pour y faire une pousada, malheureusement, ne pouvant obtenir les documents nécessaires pour vivre au Brésil et finir le chantier, il se voit forcé de vendre en état.9 Franco nous explique que Franky (le propriétaire danois) est rentré en Europe pour travailler car lui non plus n’a pas obtenu le droit de résidence. Nous en apprenons davantage sur l’histoire de la ville et plus particulièrement du quartier. Les pousadas sont, pour la plupart, d’ancienne maison close. Nous sommes situés au cœur d’un ancien quartier militaire et de nombreuses maisons étaient ouvertes pour les soldats. L’après midi s’écoule lentement au bord de la piscine.5 12 11Le soir venu, nous sortons avec Franco pour diner dans l’un de ses restaurants préférés, chez Tia Dica, à deux rues de la maison. Il y a du monde dehors, rien à voir avec les villes visitées jusque là. Nous nous sentons en sécurité, rien ne semble pouvoir arriver.

3 2 1La nuit est tombée, il fait encore très chaud, les habitants poursuivent les festivités, après un excellent diner nous rentrons profiter d’une dernière baignade.5 4

Le 31 Mai, un vendredi soir dans le centre historique

Le vendredi est un jour très spécial dans le quartier. En effet, une grande partie de la ville se rassemble autour de quelques concerts de rue. Nous travaillons à la suite de notre voyage avec l’aide précieuse de Franco presque toute la journée. Nous irons visiter le parc national de Lençois Maranhenses et ferons route vers Jericoacoara ensuite. Nous n’irons ni à Natal, ni à Recife car Franco nous explique qu’il n’y a pas grand chose à voir dans ces villes nouvelles. Nous organisons tout nos trajets jusque notre passage au Paraguay. Le soleil est brûlant, nous transpirons en restant assis. Nous prenons le temps de faire une petite sieste avant de nous préparer pour une incroyable soirée. Lou tente un saut depuis le balcon.6 7

Nous sortons vers 20h, les rues se remplissent peu à peu. Nous retournons diner cher Tia Dica. Cette fois nous commandons des plats prévus pour deux personnes, nous n’avons rien mangé de la journée et la différence de prix est vraiment minime pour trois fois plus de nourriture. Il est d’usage au Brésil de demander des doggy bag quand on ne finit pas son plat. Lou choisis une viande sur plaque chauffante, je me laisse tenter pour une soupe de crevettes, Ceux sont quatre entrecôtes et une soupière qui arrivent sur le guéridon que le serveur a du ajouter à notre table. Nous nous régalons au point de finir nos plats. Navrée, mais nous nous donnions déjà trop en spectacle pour nous permettre de prendre des photos. Les passants s’étonnaient de la quantité de nourriture commandée, en sachant que Franco n’avait commandé qu’un petit bol de soupe de poulet… Après ce diner frugal, nous entamons une marche digestive au milieu de la foule. L’ambiance est à son comble bien que Franco nous assure que c’est assez calme. Des stands de cocktails débitent des quantités impressionnantes de caïpirinha et de caïpirovska. Des marchands ambulants proposent des sodas, des bières et de l’eau dans d’énormes boîtes en polystyrène remplies de glaçons. D’autres se baladent avec des mini barbecues et proposent des brochettes de fromage, d’autres encore vendent des bracelets et des bijoux fantaisie, d’autres des sachets de noix de cajou, de cacahuète, de crevettes séchées au sel avec un morceau de citron.

8 9 10 Vous l’aurez compris, toute cette effervescence et assez coutumière du lieu. Après avoir admirer quelques couples danser avec frénésie et passion, nous sommes rentrés, tristes de quitter cette ville magique le lendemain.

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