Foz de Iguaçu

Le 22 Juin, de Rio à Foz de Iguaçu

Nous voilà fin prêts pour notre dernière étape brésilienne: Foz de Iguaçu. Nous allons visiter la multitude de Cascade qui se déversent entre la frontière du Brésil et de l’Argentine. Ce voyage en avion nous prend la journée car nous avons une escale de 3h à Curitiba, une autre grande ville. Nous prenons le bus qui mène à l’aéroport au pied du Sheraton. Le prix du voyage est vraiment bas (26 Rls pour 2) comparé au prix pratiqué par les taxis (107 Rls). Les conditions de transports sont bonnes, nous parvenons même à éviter les bouchons. En sortant de Rio, nous comprenons où se cachent les favelas. 1Des villes entières bâties par ceux qui n’ont pas accès au centre, une véritable découverte car nous étions arrivés de nuit. Nous arrivons en avance à l’aéroport mais nous n’avons pas d’internet gratuit. Le check in est plus long que d’habitude et se fait dans une étrange confusion entre les vols. Nous prenons le temps d’une balade à la recherche d’un petit drapeau brésilien à ajouter à notre collection mais sans succès. Il est déjà temps d’embarquer, nous partons pour notre premier voyage. Nous montons dans un avion de la compagnie Varig, étrange pour un vol Gol… En décollant nous découvrons l’aéroport, les deux terminaux puis les nuages.2 3 On ne pense que très peu à prendre des photos dans l’avion et c’est bien dommage. Le voyage est court et nous découvrons une vue assez incroyable, notamment une rivière qui serpente au milieu d’un vallée verdoyante.A Nous arrivons à Curitiba en une heure, la ville semble bien développée mais nous n’en n’avons jamais entendu parler.B Nous passons l’escale en déjeunant et en passant quelques appels car ici l’internet est en libre service. Il suffit de s’inscrire une fois pour avoir un accès dans la plupart des aéroports bréziliens. Nous embarquons à nouveau vers Foz de Iguaçu. Encore une heure de vol… L’arrivée est majestueuse, baignée de lumière.4 A l’instant même où nous mettons le pied dehors nous comprenons que nous sommes en hiver, il fait tout juste 7° (il en faisait 30 à Rio au moment du départ), Lou est en short et en tong. Nous sortons de l’aéroport à la recherche du bus qui nous déposera près de l’hôtel, en effet le taxi est aussi hors de prix ici. Nous attendons 20 mins dans le froid puis nous arrivons assez rapidement au centre et retrouvons notre hôtel. L’endroit est très agréable et semble très bien tenu, le personnel est assez jeune et parle couramment anglais (www.bambuhostel.com). Les prix appliqués ne sont pas vraiment adaptés aux backpackers, surtout pour la chambre double (120 Rls) seul les dortoirs sont abordables (40 Rls pp). Il n’y a que des jeunes, on se croirait en colonie de vacances. Nous nous installons et découvrons les espaces communs. La cuisine est vaste et très pratique. Il y a des barmen très sympas qui nous proposent de nous joindre à eux le soir même pour une petite sortie. Nous passons la soirée à une petite dizaine de personnes. Nous assistons à un concert live de rock, enfin presque, puis nous rentrons terrassés par le voyage.

Le 23 Juin, l’expérience du froid

Nous peinons à sortir du lit tant le froid semble intense. Nous prenons notre courage à deux mains pour prendre le petit-déjeuner. Aucun de ceux rencontrer la veille n’est là, ils sont certainement rentrés tard. Nous prenons les infos nécessaires pour la visite des chutes et prévoyons de nous y rendre demain. L’après midi s’écoule doucement entre les recherches pour la suite et les appels. Nous hésitons entre le Paraguay et le côté argentin des chutes, nous ferons selon la météo. A 18h la pluie commence à tomber… Nous sommes dimanche, nous faisons quelques courses et passons la soirée à l’auberge discutant de chose et d’autre avec les autres pensionnaires. Nous restons dans la chambre à chercher ce que nous ferons en Australie jusqu’à ce que l’on s’endorme.

Le 24 Juin, Foz de Iguaçu sous la pluie Comme si l’eau des chutes ne suffisait pas, la pluie ne nous a pas quitté depuis la veille. La météo ne sera pas plus clémente avant une semaine alors notre seule possibilité et d’y aller quoiqu’il arrive. Nous nous armons d’un parapluie et prenons un bus qui nous emmène jusqu’aux portes du parc. Pour ceux qui auraient la chance d’avoir du soleil, l’entrée du parc des oiseaux se trouve à une centaine de mètre. L’entrée pour les chutes est assez cher (environ 43 Rls pp). 1  Le forfait inclus l’entrée au parc, le don à la fondation, les taxes et le bus permettant de parcourir les douze kilomètres séparant l’accueil des Gorges du diable.32On aperçois quelques animaux depuis la fenêtre mais ils ne restent pas assez longtemps pour nous permettre de capturer cet instant. Après une dizaine de minutes, nous voici face aux chutes. 4 5Le spectacle est impressionnant mais la force du courant et la brume qu’elle provoque ne nous laisse qu’entrevoir la beauté du lieu. Vous trouverez ci après nos photos et quelques unes un peu plus intéressantes.6 7 8 9
foz-do-iguacuimagesLe trail longeant les chutes est assez court et se fait rapidement, à peine une demi heure pour nous, même en prenant le temps de faire quelques photos. A mi chemin, une passerelle offre une vue panoramique sublime dont nous ne profitons qu’en partie. La fin du trail est constitué du spectacle le plus saisissant, les gorges du diable. 10 11 12Une passerelle s’avance jusqu’au centre afin de réaliser vos plus beaux clichés. Il va sans dire que pour nous, c’était fermé, la pluie rendant la passerelle particulièrement dangereuse. Qu’importe, nous regardons les visiteurs se faire prendre en photos alors qu’ils reçoivent des trombes d’eau… Les appareils photos sont cellophanés, idée intéressante à reproduire à l’occasion. Après avoir vu toute cette eau, nous retournons vers notre hôtel. Nous découvrons qu’un grand buffet se prépare, Thiago le propriétaire nous explique que c’est un rituel hebdomadaire. Tous s’affairent avec frénésie à la préparation d’une soirée qui s’annonce mémorable. Nous rencontrons un photographe, une architecte, nous discutons avec nos voisines hollandaises et rencontrons Eduardo, un Guatemaltais qui a prévu comme nous de se rendre au Paraguay le lendemain. Nos échangeons nos coordonnées, nos histoires, parlons de ce que nous avons vu et quittons toute cette joyeuse famille aux dernières minutes de la fête… Nous nous saluons (dans la région on ne se fait qu’une bise, bon à savoir quand on perpétue le rituel des deux bisous qui nous laisse en suspens face aux Brésiliens) et retournons vers nos quartiers.

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